Frontière : chronique de la mer rouge
22 immigrants morts noyés au large du Yémen
14 avril 2008
SANAA (AFP) — Vingt-deux immigrants sont morts noyés au large des côtes du Yémen, alors qu’ils tentaient de passer dans ce pays en provenance de Somalie, a indiqué dimanche un responsable yéménite.
Selon ce responsable dans la province d’Abyane (sud), l’équipage du bateau a forcé l’ensemble des 120 immigrants à se jeter à l’eau, au large des côtes yéménites, pour rallier le rivage à la nage.
Douze immigrants sont toujours portés disparus, a-t-il ajouté sous couvert de l’anonymat. Le reste des immigrants a survécu et ont été pris en charge par les autorités au port d’Aden (sud).
Plus de 1.400 clandestins ont péri en 2007 en tentant de traverser le Golfe d’Aden en provenance d’Afrique, tandis que plus de 28.300 ont atteint les côtes yéménites, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Dans le meilleur des cas, la traversée dure deux jours dans des conditions précaires, à bord d’embarcations de fortune soumises aux courants très forts de cette mer infestée de requins.
Selon l’agence officielle yéménite Saba, 113.000 réfugiés africains se sont faits recenser par le HCR au Yémen. Le gouvernement yéménite chiffre quant à lui cette population à 750.000.
7.000 clandestins arrêtés depuis le début de l’année à Djibouti
Reuters
vendredi 11 avril 2008, mis à jour à 23:54

Un groupe d’immigrants après leur interpellation par la police, dans le port de Djibouti. Près de 7.000 clandestins, pour la plupart somaliens et éthiopiens, ont été arrêtés cette année à Djibouti. . Photo prise le 5 avril 2008/REUTERS/Omar Hassan
Près de 7.000 clandestins, pour la plupart somaliens et éthiopiens, ont été arrêtés cette année à Djibouti et rapatriés, a annoncé la police.
Des milliers d’habitants de la Corne de l’Afrique risquent leur vie chaque année en s’embarquant à Djibouti, plus sûr que la Somalie voisine, pour tenter la traversée du golfe d’Aden en direction du Yémen, porte d’entrée du Proche-Orient ou étape vers l’Europe.
“Cette période est propice pour passer la frontière parce qu’il s’agit de la saison fraîche, qui va de novembre à mai. En été, beaucoup d’immigrants meurent de soif dans le désert”, a déclaré le lieutenant Abdourahim Ali, de la police djiboutienne, interrogé par Reuters.
En 2007, 16.091 clandestins ont été interpellés et rapatriés, contre 12.579 l’année précédente.
Omar Hassan, version française Jean-Philippe Lefief

